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NIKOS KAZANTZAKIS ou KAZANTZAKI 1883 - 1957
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" Dieu se bâtit ; j'ai posé à mon tour mon petit caillou rouge, une goutte de sang, pour l'affermir et l'empêcher de périr, pour qu'il m'affermisse et m'empêche de périr ; j'ai fait mon devoir. Adieu !" Lettre au Gréco - Bilan d'une vie - Le grand-père à qui il demande dans un rêve, un ordre, lui répond : " Vas aussi loin que tu peux, mon enfant ..." idem
Un français doit faire un effort pour imaginer l'importance de Nikos Kazantzakis dans la littérature grecque d'une part mais, aussi dans la littérature européenne. Cet écrivain majeur, un géant de la littérature grecque moderne et un des plus grands "loupés" du Nobel qui n'aime guère les méditerranéens ( Malaparte, Kadaré ), a en effet, non seulement été en relation avec de nombreux écrivains de première importance dans tous les pays européens, mais il a traduit en grec moderne les plus grands auteurs européens, ( Nietzsche, Goethe, Dante ) laissant ainsi derrière lui une oeuvre profondément marquée par son pays en ayant été, en même temps, un grand artisan de l'ouverture de celui-ci à la culture européenne après la léthargie des siècles de plomb de l'occupation turque. Cette double activité ne l'empêchait pas d'être une sorte de force de la nature, il fut en particulier, l'ami de Panaït Istrati, rencontré en 1927 en URSS avec lequel il fit, dès le début de leur rencontre, une visite à Maxime Gorki. Istrati avait emporté plein ses poches de vin et de victuailles, hélas, le pape des lettres staliniennes, certainement pas si libre que cela lui même, amère, ne fût pas à la hauteur des espoirs du bouillant roumain. Kazantzakis, pour sa part, conserva à Gorki son admiration. Nikos Kazantzakis est né en 1883 à Candie en Crète. Il fait ses études à Athènes, puis à Paris où il est l'élève de Bergson. Il rentre en Grèce puis entreprend une série de voyages en Europe, en Egypte, en Chine, au Japon. En 1946, il entre dans les instances dirigeantes du Parti Socialiste grec et devient ministre, mais démissionne rapidement. Il entre à l'UNESCO en 1947 Son oeuvre traduit une grande ferveur, un amour de la vie et de la liberté, cette liberté chèrement payée par son pays qui y sera difficilement maintenue y compris après sa mort. Il y aborde la vie autant par ses aspects burlesques et tragiques que spirituels ou philosophiques. Plusieurs de ses oeuvres ont été portées à l'écran dont le célèbre Alexis Zorba (Zorba le grec) de Michel Cacoyannis qu'incarnera avec talent Anthony Quinn. Européen, il est proche de la France où il a vécu à Paris puis à Antibes, il écrira même en français un de ses romans Toda-Raba. Il est mort en Allemagne où il était venu se faire soigner, en 1957.
Bibliographie
- Ascèse ( Salvatore Dei ) 1927 - Toda-Raba (écrit en français) 1929 - Mélissa 1939 - La dernière tentation 1945 - Zorba le grec 1946 - La liberté ou la mort 1953 - Le Christ recrucifié 1954 - Lettre au Greco ( Souvenirs ) 1955 - Thésée 1955 - Le pauvre d'Assise 1956 - Les frères ennemis 1963 - Voyages Du Mont Sinaï à l'Ile de Vénus - Le Jardin des Rochers - Entretien avec Albert Sipriot 1990
Sur Nikos Kazantzakis : - Eleni N.Kazantzakis : Le Dissident 1968 - Aziz Izzet : Biographie de Nikos Kazantzakis - Marie-Louise Bidal-Baudier : Nikos Kazantzaki, comment l'homme devient immortel. 1974 - Sophie Petitjean-Lioulias : Albert Camus - Nikos Kazantzaki, d'une rive à l'autre ou l'itinéraire méditérranéen 1998
Alexis Zorba : " L'idée c'est tout. Tu as la foi ? Alors une écharde de vieille porte deviens une sainte relique. Tu n'as pas la foi ? La Sainte Croix tout entière devient une vieille porte. " Retour PAGE D'ACCUEIL ou Auteurs
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